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La sexothérapie, mythes et réalités

  • Photo du rédacteur: Laurence.Bieque
    Laurence.Bieque
  • 17 juin
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 juin

Corps de femme nue rappelant que la sexothérapie travaille sur les tabous liés au corps et à la sexualité

La sexothérapie est sans doute la discipline thérapeutique qui suscite le plus de fantasmes, au sens littéral du terme. Elle fait l'objet de représentations erronées, parfois embarrassantes, souvent éloignées de ce qu'elle est réellement. Ces représentations ont un effet concret : elles dissuadent des personnes qui auraient tout à gagner à consulter. Cet article a pour objectif de revenir sur les présupposés liés à la sexothérapie.


Mythe n° 1 : "La sexothérapie, c'est pour les cas extrêmes"

C'est l'une des idées reçues les plus répandues. On imagine que consulter un.e sexothérapeute suppose une pathologie grave, une situation hors norme ou un dysfonctionnement majeur.

La réalité est tout autre. Les motifs de consultation sont aussi variés que les personnes qui consultent : une baisse de désir qui s'installe progressivement, une difficulté à communiquer sur la sexualité au sein du couple, une douleur lors des rapports, une question autour de l'identité sexuelle, ou simplement le sentiment que quelque chose ne va pas sans pouvoir le nommer précisément.

Il n'existe pas de "bonne raison" de consulter, ni de seuil à atteindre. La gêne, le questionnement ou la souffrance suffisent.


Mythe n° 2 : "Il se passe des choses physiques en séance"

Non. La sexothérapie est exclusivement un travail par la parole.

Aucune démonstration physique n'a lieu en séance, aucun exercice corporel n'est pratiqué en présence du thérapeute. Ce qui se passe en cabinet, c'est une conversation, structurée, orientée, thérapeutique, mais une conversation.

Des exercices peuvent parfois être proposés à pratiquer en dehors des séances, dans le cadre de la vie intime du patient ou du couple. Mais ils sont toujours expliqués, discutés et consentis, jamais imposés.


Mythe n° 3 : "C'est une thérapie pour les couples en crise"

La sexothérapie s'adresse autant aux individus qu'aux couples, et elle n'est pas réservée aux situations de crise.

En individuel, elle peut accompagner des questions d'identité sexuelle, des difficultés fonctionnelles (vaginisme, dyspareunie, troubles de l'érection ou de l'éjaculation) ou encore les répercussions d'un traumatisme sur la vie intime.

En couple, elle intervient lorsque la sexualité est source de tension, de distance ou d'incompréhension, mais aussi lorsque les partenaires souhaitent simplement mieux se comprendre et enrichir leur relation intime, sans qu'il y ait nécessairement de "crise".


Mythe n° 4 : "Un sexothérapeute, ce n'est pas vraiment un professionnel de santé"

La sexothérapie est une discipline sérieuse, encadrée par des formations certifiantes rigoureuses. Elle s'appuie sur des corpus théoriques issus de la psychologie, de la psychanalyse, de la médecine et des sciences du comportement.

Ma pratique de la sexothérapie s'inscrit dans la continuité de ma formation de psychanalyste, elle en partage les fondements éthiques et théoriques. Le cadre déontologique est le même : confidentialité absolue, neutralité bienveillante, non-jugement, supervision régulière.


Ce qu'est réellement la sexothérapie

La sexothérapie est une approche thérapeutique spécialisée qui prend en compte la sexualité dans sa globalité : non pas comme un acte isolé, mais comme une dimension profonde de l'identité, de la relation à l'autre et de l'histoire personnelle.

Elle part d'un constat simple : la sexualité humaine est complexe, traversée par l'inconscient, l'histoire familiale, les expériences passées, les représentations culturelles et les dynamiques relationnelles. Quand quelque chose ne va pas dans cette dimension de la vie, ce n'est presque jamais "juste physique", et ce n'est presque jamais sans solution.

Consulter un sexothérapeute, c'est choisir d'aborder cette dimension avec le même sérieux et la même bienveillance que n'importe quelle autre souffrance. C'est un acte de courage, et souvent, le début d'un vrai soulagement.


Et si vous souhaitez consulter ?

La première séance est un espace d'écoute libre, sans jugement et sans engagement. Elle permet de poser votre demande à votre rythme, et d'évaluer ensemble si un suivi est adapté à votre situation.

Je suis disponible par téléphone ou par mail pour toute question préalable.


Laurence Bieque | Psychanalyste, praticienne en psychothérapie et sexothérapeute à Albi


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